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biotechnologie

Articles avec #hygiene et securite tag

Les postes de sécurité microbiologique (PSM)

4 Novembre 2014 , Rédigé par Mr Magniez Publié dans #hygiène et sécurité

Les PSM se définissent comme des postes destinés à assurer la protection de l'opérateur et de l'environnement contre les dangers liés aux aérosols dans la manipulation de substances biologiquement actives infectées ou dangereuses, à l'exception des substances radioactives, toxiques ou corrosives, l'air rejeté dans l'atmosphère étant filtré.

Leur typologie peut être abordée de 2 façons en établissant:

  • soit une classification selon les objectifs de protection (qui ou que veut-on protéger?).
  • Soit une distinction entre les domaines d'application basée sur l'importance du risque d'infection.

Classification selon les objectifs de protection:

Les PSM du type I:

Ils assurent simultanément la protection du manipulateur par la création d'un flux d'air entrant dans l'enceinte et de l'atmosphère par l'évacuation du flux d'air hors de l'enceinte à travers un filtre à très haute efficacité. Par contre ils n'assurent pas la protection du produit car celui-ci est baigné par de l'air en provenance directe du laboratoire.

Les postes de sécurité microbiologique (PSM)

Les PSM du type II:

Ils assurent la protection du manipulateur par une aspiration créée au bord avant du plan de travail constituant une barrière immatérielle entre le manipulateur et la manipulation. Ils assurent également la protection de l'atmosphère par l'évacuation du flux d'air hors de l'enceinte à travers un filtre à très haute efficacité. En outre, ils assurent la protection du produit manipulé contre la contamination à l'aide d'un flux d'air unidirectionnel vertical descendant à très haute efficacité, la contamination pouvant provenir aussi bien de l'atmosphère du laboratoire que d'autres produits manipulés simultanément.

Les postes de sécurité microbiologique (PSM)Les postes de sécurité microbiologique (PSM)

Les PSM du type III:

Ils assurent la protection du manipulateur par la création d'un volume entièrement fermé et du produit par l'alimentation de l'enceinte en air à travers un filtre à très haute efficacité. Ils assurent également la protection de l'atmosphère par l'évacuation du flux d'air hors de l'enceinte à travers, en général, deux filtres à très haute efficacité placés en série. Ils n'assurent pas de protection particulière du produit contre la contamination croisée en raison de l'absence découlement d'air unidirectionnel dans l'enceinte.

Les postes de sécurité microbiologique (PSM)

Classification selon l'importance du risque d'infection:

 

Du fait de l'absence ou la présence d'une paroi matérielle entre la manipulation et le manipulateur, les PSM présentent des degrés de protection différents selon les types.

L'utilisation des PSM se font dans le cadre de la manipulation des micro-organismes. Ceux-ci sont classés en 4 groupes en fonction de l'importance des dangers infectieux qu'ils font courir à l'individu et à la collectivité.

 

Classification des micro-organismes selon leur dangerosité

 

Groupe

 

Niveau de dangerosité pour le travailleur

Niveau de dangerosité pour la collectivité

Présence ou absence de prophylaxie ou de traitement

1 Ils ne provoquent pas de maladie (aucun danger pour le travailleur) aucun danger pour la collectivité -
2 Ils peuvent provoquer des maladies (danger pour le travailleur) propagation peu probable prophylaxie ou traitement efficaces
3 Ils peuvent provoquer des maladies graves (danger sérieux pour le travailleur) propagation possible prophylaxie ou traitement efficaces
4 Ils peuvent provoquer des maladies graves (danger sérieux pour le travailleur) propagation élevée absence de prophylaxie ou traitement efficaces

Les laboratoires confinés L2 et L3 doivent être équipés d'au moins un PSM du type II.

Les PSM du type II doivent être conformes à la norme EN 12469. De sucroît en France, ils peuvent répondre aux éxigences du règlement de la marque NF, certifiée par me LNE. En conséquence, sur ces équipements, le marque "CE" est obligatoire et la certification NF est recommandée.

Les PSM ne sont pas conçus pour assurer une protection contre les risques chimiques ou radioactifs.

Quelques conseils dans l'utilisation des PSM:

 Avant les manipulations

• Mettre en route le PSM et attendre 15 minutes.

• Anticiper l’ordre des manipulations afin d’éviter les entrées/sorties de matériels du volume de travail, c’est-à-dire regrouper le matériel nécessaire à l’ensemble des manipulations prés du PSM.

• Retirer ses bijoux (bagues, bracelets, montres…).

• Nettoyer le plan de travail et les parois avec un détergent non agressif (eau de javel

interdite) puis désinfecter (éthanol 70 %, spray désinfectant...).

• Se laver les mains soigneusement.

• Nettoyer les matériels nécessaires aux manipulations avec l’éthanol à 70 % et les

disposer dans le volume de travail du PSM. Veiller cependant à ne pas trop encombrer l’enceinte pour éviter de perturber le flux laminaire.

 

 Pendant les manipulations

 

• N’utiliser dans l’enceinte que du matériel à usage unique stérile (pipettes gradées stériles, anses stériles…).

• Effectuer des gestes calmes à l’intérieur du volume de travail et surtout lors du passage

dans la veine de garde (introduction et retrait des mains du volume de travail).

• Maintenir dégagées les grilles de reprise d’air.

• Manipuler au centre de la surface de travail et surtout pas au-dessus des grilles de reprise d’air (au moins à 10 cm de la grille avant), en évitant les mouvements rapides et gestes brusques.

• Jeter le matériel souillé dans un conteneur à déchets biologiques.

• Ne pas placer une flamme nue (bec Bunsen) sous le PSM pour ne pas perturber le flux laminaire et ne pas détériorer les filtres par la chaleur.

• Ne pas tousser, ni éternuer en direction de la zone stérile.

• Ne pas projeter de liquide ou de solide sur la face interne du filtre.

 

 

 Après les manipulations

• Ranger le plan de travail et s’assurer de n’y laisser que les portoirs à tubes.

• Nettoyer le plan de travail et les parois avec un détergent non agressif (eau de javel

interdite) puis désinfecter (éthanol 70 %, spray désinfectant...).

• Laisser fonctionner le PSM en position " travail" encore 15 à 20 minutes.

• Se laver les mains soigneusement.

 

 Maintenance périodique

 

Nettoyer à fond le PSM réguliérement, y compris le bac de rétention situé sous le plan de travail. Ce nettoyage doit se faire avec le PSM éteint pour éviter que les lingettes soient aspirées et aillent colmater le filtre.

 

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Consignes particulières d'utilisation des produits chimiques en présence d'eau

5 Novembre 2010 Publié dans #hygiène et sécurité

  1. Manipuler sous sorbonne avec un écran de sécurité  en éliminant de la sorbonne tout produit inflammable et (ou) inutile.
  2. Porter en permanence des lunettes de protection à coquilles latérales.
  3. Manipuler les métaux alcalins avec des pinces et pour le potassium, opérer sous huile de vaseline ou xylène anhyde dans un mortier sec. En effet, le potassium forme, par contact prolongé avec l'air, du superoxyde de potassium qui peut exploser en présence de potassium par exemple lors de décapage avec un scalpel.
  4. Opérer sur de petites quantités.
  5. Introduire toujours le composé réactif dans l'eau et non l'inverse. Ainsi l'introduction d'acides minéraux concentrés (H2SO4, Oléum, HNO3, HCl, HBr) doit toujours s'effectuer par addition de l'acide en petites quantités dans l'eau refroidie. De même, la dissolution des bases fortes dans l'eau est une réaction très exothermique (la chaleur de dissolution de la soude est de l'ordre de 10 Kcal/mole).
  6. Détruire les résidus de métaux alacins ou de leurs dérivés au fur et à mesure, par contact avec l'alcool supérieur (butanol) en opérant dans un récipient adapté tel qu'un cristallisoir.
  7. Après usage, les produits réactifs doivent être stockés dans des placards réservés à cet usage et protégés contre d'éventuelles inondations.
  8. Certains composés très réactifs (hydrures, amidures, etc...) doivent être stockés dans des dessiccateurs.

 

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La stérilisation par destruction

5 Mars 2010 Publié dans #hygiène et sécurité

La stérilisation est une opération qui permet d'éliminer ou de tuer les micro-organismes présents sur des milieux inertes contaminés.

Elimination chimique:

alcools (alcool éthylique 70%) action bactéricide, virucide et fongicide après une durée minimale de 1 à 3 minutes.
phénols et dérivés: action létale à concentration suffisante et action inhibitrice aux doses inférieures. La toxicité des dérivées phénoliques est diminuée par rapport à celle des phénols.
ammoniums quaternaires
  • chlorure de benzalkonium
  • bromure de cetrimonium
halogènes (iode, fluor, chlor et brome) agents anti-microbiens et antiviraux très efficaces en raison de leur pouvoir oxydant. Subtances irritantes à l'état pur.
  • Chlore: hypochlorite de sodium (eau de Javel) ou de calcium.
  • Iode: en solution alcoolique (teinture d'iode) ou aqueuse (Lugol) en combinaison avec un agent organique (Bétadine).
métaux lourds: dérivés organiques du mercure (Mercryl) action bactéricide et fongicide, inactifs sur les spores.

gaz alkylants:
  • oxyde d'éthylène
  • aldéhyde formique
La stérilisation par des gaz alkylants est une méthode utilisée pour la décontamination des locaux, mais aussi une solution alternative (plus coûteuse) à la stérilisation par la vapeur à utiliser pour des charges présentant une thermo-sensibilité. Les gaz utilisés sont toxiques.
Concentration maximale autorisée:
 5 ppm (partie par million) pour le formaldéhyde
10 ppm pour l'oxyde d'éthylène
L'oxyde d'éthylène est inflammable et peut aussi provoquer des explosions. Certains matériaux présentent une forte rétention de l'oxyde d'éthylène et une phase de désorption, d'autant plus longue que la concentration de l'oxyde d'éthylène était forte doit être réalisée. L'utilisation des équipements liés à l'utilisation de ces gaz doit être confiée à une personne compétente.

En France, le Ministère de la Santé Publique a fait paraître au Journal Officiel de la République Française du 10 janvier 1980, une "Circulaire n° 93 relative à l'utilisation de l'oxyde d'éthylène pour la stérilisation".

En voici partiellement le texte :

".... La présente circulaire a pour but essentiel de limiter et d'organiser l'utilisation de l'oxyde d'éthylène comme moyen de stérilisation compte tenu, d'une part, des risques qu'elle comporte et, d'autre part, de l'existence d'autres procédés aussi fiables (par exemple, la vapeur d'eau sous pression). Aussi les principes de base à retenir sont :

a) Seule une unité centrale de stérilisation, spécialement équipée et servie par du personnel qualifié, est habilitée à effectuer la stérilisation par l'oxyde d'éthylène. L'utilisation d'appareils portatifs de stérilisation à l'intérieur des services est formellement proscrite.

b) La stérilisation par l'oxyde d'éthylène ne doit être utilisée que si aucun autre moyen de stérilisation approprié n'existe.

c) La stérilisation par l'oxyde d'éthylène ne doit jamais être employée pour stériliser du matériel en urgence, car elle doit être suivie d'une désorption suffisante et contrôlée.

d) En aucun cas, on ne doit stériliser à l'oxyde d'éthylène des matériaux en matière plastique chlorée (P.V.C. : production d'oxychlorure d'éthyle toxique) préalablement traités par les radiations ionisantes, ni exposer aux rayons X ces mêmes matériaux stérilisés à l'oxyde d'éthylène.


En effet, les dangers inhérents à l'emploi de ce gaz pour la stérilisation de certains objets, notamment des sondes, tubes et tous ustensiles en caoutchouc et matière plastique peuvent être facteurs de risques :

Pour les malades, sous deux formes :
Brûlures au niveau des tissus en contact avec les cathéters, sondes, etc... (ex : oedème de la trachée).
Troubles de la crase sanguine le plus souvent à type de fibrinolyse pouvant évoluer vers la mort (tubes de CEC);

Pour le personnel hospitalier :
La manipulation de ce gaz nécessite, outre l'emploi de l'appareillage adéquat, des précautions multiples, compte tenu des caractéristiques du gaz qui est inflammable, explosif et toxique.
La toxicité peut se manifester par des phénomènes de sensibilisation cutanée lors de la manipulation d'objets non désorbés ainsi que l'apparition de troubles légers (vertiges, nausées, etc...), conséquence d'un taux d'oxyde d'éthylène dans la pièce de travail.
Ce mode de stérilisation doit donc faire l'objet dans les établissements hospitaliers d'une surveillance toute spéciale".

Rayonnements:

  • rayon γ (rayon gamma) réservé au secteur industriel pour la plupart des consommables.
  • UV (ultra violet) utilié pour la désinfection de l'air et des surfaces.

Stérilisation par la chaleur:

Il faut s'assurer que la charge à stériliser ne comporte aucun élément thermosensible ainsi que la température que celui-ci peut  subir afin de choisir le type de stérilisation.
  • Four dit "du docteur Poupinel"
Principe:
C'est une cuve métallique à double paroi, chauffée par des résistances électriques, dans laquelle circule de l'air chaud.

Paramètres:

Temps usuels de stérilisation Température
4h 140°C
2h30 160°C
30 min 180°C



Instruments concernés:

 

Les instruments chromés

Le verre

La porcelaine

 

La stérilisation à la chaleur sèche est de moins en moins utilisée en raison des fortes températures à atteindre et des temps de traitement à appliquer généralement incompatibles avec les matériaux utilisés.

 

Avantage:

utilisation simple

 

Inconvénients:

incertitude concernant l'homogénéité de la température dans la cuve.

6 heures pour ouvrir la porte avant que la température soit redescendue à 50°C.

 

 

  • Autoclave:

"Stérilisation à vapeur" semble être la dénomination la plus correcte. En effet, pendant la période de chauffage, la vapeur au contact de l'objet à stériliser est toujours à une température plus élevée que celui-ci et, par conséquent, se condensera sur l'objet ainsi que le veut le principe de Watt.

Cette condensée est environ 1000 fois plus dense que la vapeur. Cette densité beaucoup plus élevée de la phase liquide autorise des transferts d'énergie et de matière suffisants pour assurer l'effet sporicide en quelques minutes. Si on  imaginait le traitement, par la vapeur d'eau, d'un objet porté préalablement à une température au moins égale à celle de la vapeur, avant de le mettre en contact avec celle-ci, évitant ainsi la condensation, le  même effet sporicide pourrait requérir des dizaines d'heures.

Si la présence d'eau, en phase liquide, permet d'obtenir un effet sporicide rapide, l'utilisation de l'eau, en phase vapeur, permet de mettre à profit 2 propriétés essentielles des gaz:  
  • leur possibilité de diffuser dans toutes les directions alors que la gravité gouverne le déplacement des liquides non présurisés,
  • la très grande quantité de chaleur libérée lors de la condensation des gaz (enthalpie de vaporisation), ce qui accélère très notablement l'élévation de température des objets sur lesquels se condense le gaz (vapeur d'eau).
Autoclave B ONE(2)

http://www.dentrmed.com/


Un cycle de stérilisation comprend différentes phases:

 

Pré-traitement:

Les études sur la stérilisation ont montré que l'humidité joue un rôle essentiel dans le processus de destruction des micro-organismes.C'est pourquoi il est important que la vapeur d'eau soit en contact intime avec la charge à stériliser. Toute poche d'air se maintenant dans la charge se comporte comme un obstacle à l'action stérilisante de la vapeur d'eau et s'oppose à l'homogénéité de la température.

C'est pourquoi une succession de vides et de réinjections de vapeur d'eau est réalisée, selon une séquence bien définie de telle façon que la vapeur se substitue intégralement à l'air contenu dans la chambre et au coeur de la charge.

Cette phase pré-conditionne la charge avant l'étape suivante de stérilisation.

 

Stérilisation:

La phase de stérilisation est celle qui permet de tendre vers la destruction totale des micro-organismes qui deviennent non revivifiables dans une athmosphère de vapeur saturée, portée à un niveau de pression et de température défini.

Pendant cette phase, la température et la pression de la chambre sont contrôlées par un régulateur électronique commandant des injections de vapeur en quantité appropriée. Simultanément, une petite quantité de vapeur s'échappe de la chambre par la purge sous forme de condensats permettant la circulation permanente d'un faible débit de vapeur.

 

Post-traitement:

Le post-traitement a pour rôle de rééquilibrer la température, la pression et l'hygrométrie intérieure avec les conditions ambiantes.

Toutes les catégories de charges, à l'exception des liquides, subissent un vide supérieur à 90% par rapport à la pression atmosphérique pendant une durée déterminée, permettant de purger la chambre de la vapeur et de sécher la charge. Le retour à la pression atmosphérique se fait ensuite par admission de l'air ambiant au travers d'un filtre.

Pour les liquides, le retour aux conditions ambiantes se fait par purge de la vapeur avec introduction d'air, puis une temporisation ajustable par un technicien permet de laisser la température revenir naturellement à une valeur non dangereuse, avant la fin du cycle.

La porte de l'autoclave est maintenue verrouillée par pression du joint et par une sécurité de porte tant que la pression interne n'est pas égale à la pression atmosphérique.

La pression ne joue aucun rôle dans la mort du micro-organisme, elle n'est que la conséquence de l'élévation de température au-dessus de 100°C. Par contre elle peut être la cause de nombreux accidents.

Pour les autoclaves, en plus des risques liés à la température, il existe des risques liés aux modifications de pression. Les risques surviennent essentiellement en fin de cycle à l'ouverture de la chambre de stérilisation. Il est indispensable de respecter la procédure suivante: 


  • Vérifier que le manomètre de pression de la chambre indique une pression nulle.
  • ouvrir momentanément le robinet témoin pour s'assurer que la chambre n'est plus sous pression de vapeur.
  • Déverrouiller la porte de déchargement, l'ouvrir et retirer la charge.

Ces mesures de protection sont obligatoires dans le cas de charges liquides. En effet, ces modifications de pression peuvent entraîner l'explosion ou l'implosion de flacons fermés notamment au cours d'une ouverture prématurée de l'autoclave ou bien en cas de pression  résiduelle dans la chambre de stérilisation au moment de l'ouverture.

Attention! un flacon peut imploser après sortie de l'autoclave.

Pour la stérilisation de milieux liquides, en plus de la sonde thermique de la chambre, une sonde mobile peut être ajouté dans un des flacons. Ce flacon  témoin doit être fermé de la même façon que les autres flacons de la charge. ll doit être le flacon de la plus grande contenance.

 

Opération de contrôle:

Elles ont pour but d'assurer le bon fonctionnement du matériel, le bon déroulement de la stérilisation et la stérilité du produit. Le contrôle des équipements est effectué par des appareils de mesure: thermomètre, manomètre, minuterie, appareils à cadran ou digitaux, enregistreur.

 

indicateurs pour stérilisateurs à la chaleur sèche:

les indicateurs pour stérilisateurs à la chaleur sèche sont, essentiellement, des indicateurs de température. Les plus simples et les plus précis sont les tubes à point de fusion. Ils sont constitués d'une ampoule en verre contenant un produit chimique pur ayant un point de fusion  déterminé, additionné d'un colorant. Lorsque la température et atteinte, le produit fond et donne un amas vitreux fortement coloré.

Les indicateurs biologiques sont plus rarement employés car ils présentent l'inconvénient de ne donner une réponse qu'après un temps assez long.

 

indicateur pour stérilisateurs à vapeur:

ces indicateurs sont chimiques ou biologiques.

Les indicateurs chimiques peuvent être classés en 3 groupes par ordre croissant du nombre de paramètres contrôlés:

  • température,
  • température et temps,
  • température, temps et présence de vapeur.

 

La conformité aux normes des équipements  doit être vérifiée par un organisme agréé  (APAVE). Des registres de maintenance des équipements doivent être tenus et des vérifications doivent être effectuées régulièrement par des techniciens qualifiés, et fréquemment par un utilisateur (de préférence une seule personne: la personne habilitée à la conduite d'autoclave). Cette personne doit être immédiatement prévenue en cas de dysfonctionnement.


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Les fluides cryogéniques

18 Novembre 2009 Publié dans #hygiène et sécurité

L'utilisation des fluides cryogéniques (air, azote, oxygène, argon, hélium néon, hydrogène), nécessite du matériel adapté, résistant à l'action du gaz et aux basses températures.

Les transferts de fluides cryogéniques seront réalisés par siphonnage chaque fois que les conditions opératoires le permettront.

Pour les fluides cryogéniques dont l'évaporation est permanente (air, azote, oxygène, etc.), on ménagera un orifice d'échappement en vérifiant fréquemment qu'il n'est pas obstrué.

leur emploi fait apparaître des risques:
 
  • d'incendie: certains liquides cryogéniques sont très inflammables comme l'hydrogène, le méthane, l'acétylène.
  • d'explosion: les fluides cryogéniques oxydants tes que l'oxygène, l'air liquide, peuvent entraîner des réactions violentes en présence de substances réductrices. L'azote ou l'argon liquides, laissés au contact de l'air, s'enrichissent en oxygène qui peut être dangereux lors du réchauffement.
  • de lésions corporelles: le contact avec la peau ou les muqueuses notamment les yeux, peut provoquer des brûlures graves comparables aux brûlures thermiques.
  • d'intoxication: la plupart des fluides cryogéniques ne sont pas ou peu toxiques.

Consignes d'utilisation des fluides cryogéniques:
 
  • Garder en permanence des lunettes de protection avec des coques latérales et, si possible, se placer derrière un écran.
  • Vérifier la qualité du matériel, notamment la verrerie en contact avec le fluide cryogénique.
  • Bien maintenir le conteneur à refroidir (vase Dewar) dans une enveloppe protecrice stable et solide.
  • Porter des gants.
  • Pour les grandes quantités, vérifier la ventilation du local.
 
Propriétés des fluides cryogéniques
Gaz Point d'ébullition (°C) Volume d'expansion du gaz Toxicité
Acétylène -84 - +
Acide chlohydrique -85 - +
Azote -195 696 à 1 -
Argon -185 847 à 1 -
Dioxyde de carbone -78 553 à 1 +
Hélium 3 -269 757 à 1 -
Hélium 4 -268 757 à 1 -
Hydrogène -252 851 à 1 -
Méthane -161 578 à 1 -
Monoxyde de carbone -192   ++
Oxygène -183 860 à 1 -
Trifluorure de bore -100   +
 
Information sur l'utilisation des fluides cryogéniques:
 
  • Mise en place de panneaux de signalisation indiquant la présence de fluides cryogéniques et le risque d'asphyxie dans les locaux possédant l'installation cryogénique.
Panneau de signalisation pour la présence de fluides cryogéniques








 
Panneau de signalisation avertissant le risque d'asphyxie







 
  • L'utilisation des installations cryogéniques doit se faire par une personne qualifiée. Il devra suivre régulièrement une formation sur les régles de sécurités et les risques liés à l'utilisation des fluides cryogéniques.
 
L'instruction de sécurité IS 47 "Utilisation des fluides cryogéniques" contient des informations sur les systèmes mettant en oeuvre des fluides cryogéniques, les risques qu'ils présentent et les règles de sécurité appliquables. Il est publié par la division de l'inspection technique et de la sécurité (TIS) du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). 
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Règles de sécurité dans l'utilisation de produits hautement mutagènes ou cancérogènes

17 Novembre 2009 Publié dans #hygiène et sécurité

Généralités:

Compte tenu des connaissances actuelles, il semble que la survenue d'un cancer chez l'homme résulte de la confluence de multiples facteurs:
  • D'un terrain propice:
génétique (rôle de l'hérédité), social (habitudes de vie, habitudes alimentaires, etc), individuel (maladie, stress récent).

  • D'un facteur cancérogène:
chimique, physique (UV RX, produits radioactifs...), viral et d'autres facteurs actuellement inconnus.

Dans la grande majorité des cas:

  • L'influence du facteur cancérogène nécessite une répétition prolongée de l'exposition.
  • Le délai d'apparition de la lésion est souvent très long ( 10 ans et même 30 ans dans le cas de l'amiante) après cessation de l'exposition.
  • En général, un même toxique produira plutôt une même lésion (notion d'organe-cible: mésothéliome pour l'amiante, leucémie pour le benzène, cancer de la vessie pour la benzidine...).


Règles de sécurité pour la manipulation des produits purs.

Les locaux:
une pièce sera spécialement aménagée pour les stockages, les pesées, les dilutions et les destructions des produits purs. Cette pièce, ainsi que les meubles servant au stockage ( réfrigérateur, armoires) seront balisés de l'indication "mutagènes".
Elle sera nettoyée après chaque usage par les utilisateurs. En dehors des manipulations, ce local sera fermé à clef. Il  sera interdit d'introduire dans ce local nourriture, boissons, ustensiles pour fumer, se maquiller, des sacs à main, mouchoirs en tissu, ....

Prévention collective:
Le nom des manipulateurs est noté et affiché sur la porte, avec la date et le produit utilisé.
Les manipulations doivent se faire dans une enceinte de préférence hermétique. A defaut, on pourra manipuler ces produits dans une sorbonne munie d'un filtre à charbon actif et raccordée à une gaine d'exraction indépendante. Le plan de travail sera recouvert de papier de type benchkote.

Prévention individuelle:
Une blouse jetable réservée à cette manipulation sera disponible sur place.
On doit utiliser masques et gants. pour la nitrosamines en particulier, utiliser 2 paires de gants jetables (latex et vinyl).

Destruction:
La destruction des déchets et le nettoyage des matériels pollués (papiers, gants, masque, pipettes, feuilles d'aluminium, etc;) sont effectués sur place par immersion dans un bain de permanganate de potassium en milieu acide (acide sulfurique concentré + solution saturée de KMnO4: délai d'action 3 heures).
Aucun résidu de produits purs ne doit sortir du local.

Accident:
En cas de dispersion du produit mêm dilué, on répandra une solution de permanganate de potassium en milieu acide, qu'on laissera en place 24h avant de procéder au nettoyage qui sera effectué par les manipulateurs ( et non par le personnel de service). Si nécessaire, changer de vêtements, les décontaminer dans le permanganate.
Se laver abondamment sur place.
Toujours prévenir le servie de médecine du travail (des dosages urinaires ou sanguins pourrontêtre mis en oeuvre dans certains cas).

Préparations diluées:

Les préparations diluées pourront sortir du local dans des récipients bouchés, contenus dans une boîte métallique fermée, portant le nom du produit et la mention "mutagène".
Chaque fois que possible, on ajoutera aux solutions un colorant type éosine, afin que toute pollution fortuite soit détectée.

Surveillance médicale:
La contamination peut survenir par inhalation des poussières, des vapeurs ou des aérosols, absorption cutanée ou ingestion fortuite. il conviendra donc de se protéger par un matériel adapté.
Adresser au service de médecine du travail toute personne affectée à ce travail, même pour une courte durée;
Les femmes enceintes seront éloignées de ce poste de travail.




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Les prions

14 Octobre 2009 Publié dans #hygiène et sécurité

Le terme "prion" a été introduit par Stanley Prusiner en 1982  (chercheur américain).Le prion est une protèine anormale.
Les prions dont l'existence était naguère contestée sont aujourd'hui reconnus comme des agents responsables de diverses maladies infectieuses et génétiques (maladie de Creutzfeldt-Jacob, maladie de Kuru, tremblante du mouton, maladie des vaches folles...) pour lesquelles il n'existe pas à l'heure actuelle de solution thérapeutique.
D'autre part, il est impossible de diagnostiquer les maladies avant la phase clinique et les méthodes de décontamination classiques (alcool, formol, UV) sont inefficaces.


Types de confinement:

En fonction des connaissances actuelles sur le sujet, il est recommandé de travailler en confinement L3 avec des PSM de type II et en respectant les bonnes pratiques de laboratoire.

Pour la décontamination, il est actuellement proposé:

des traitements à
  • L'eau de javel: fraîchement diluée au 1/2, pendant 60mn,
  • NaOH pendant 60mn,
  • l'autoclavage à 138°C pendant 20mn,
  • le four Poupinel à 185°C pendant 2 heures.

de passer les pièces anatomiques formolées à l'acide formique pendant 1 heure avant l'autoclaver,
de faire tremper les instruments dans un bain d'eau de javel avant le traitement à la chaleur.
Aucune de ces méthodes ne constitue une  garantie absolue.

Les déchets seront, avant d'être incinérés, obligatoirement décontaminés par traitement à l'eau de Javel ou à la NaOH puis autoclavage.
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Classes de confinement pour les laboratoires microbiologiques

25 Mars 2009 Publié dans #hygiène et sécurité

CLASSE DE CONFINEMENT 1 (L1):
  • Concerne les micro-organismes non génétiquement modifiés de classe1 (n'ayant aucun pouvoir pathogène pour l'homme et ne constituant pas une menace pour l'environnement).
  • Concerne les micro-organismes non pathogènes génétiquement modifiés portant des fragments d'ADN étranger sans pouvoir pathogène.
  • Concerne les cellules animales et végétales normales ou immortalisées et plantes transgéniques ne reproduisant pas de virus ou ne produisant que des virus de classe1, Ea1 ou Ep1.


CLASSE DE CONFINEMENT 2 (L2):

  • Concerne les micro-organismes non génétiquement modifiés de classe 2 (qui peuvent provoquer des maladies chez l'homme mais dont la dissémination dans l'environnement est peu probable, qui sont sans risque pour la collectivité et contre lesquels une prophylaxie ou des traitements efficaces sont connus).
  • Concerne les micro-organismes génétiquement modifiés de classe 2 dans lesquels les vecteurs ou les séquences clonées n'augmentent pas la classe de risque.
  • Concerne les micro-organismes non pathogènes ou de classe 1 génétiquement modifiées portant, soit des gènes codant  pour des protéines ayant un pouvir pathogène limité, soit des fragments importants de génome de micro-organismes de classe 2, Ea2 ou Ep2.
  • Concerne les cellules animales exprimant un virus de la classe2 ou Ea2.
  • Concerne les cellules animales abritant des vecteurs d'expression qui contiennent des gènes codant pour des proétéines ayant un pouvoir pathogène limité ou des fragments de génomes humains ou animaux  inconnus ou des fragments importants de génomes  de micro-organismes de classe 2 ou Ea2.
  • concerne les cellules végétales et plantes transgéniques produisant des virus de classe Ep2.

CLASSE DE CONFINEMENT 3 (L3):

  • Concerne les micro-organismes non génétiquement modifiés de classe 3 (ayant un pouvoir pathogène important chez l'homme mais présentant un risque mineur pour la collectivité et contre lesquels une prophylaxie ou des traitements efficaces sont connus).
  • Concerne les micro-organismes génétiquement modifiés de classe 3 dans lesquels les vecteurs ou les séquencs clonés n'augmentent pas la classe de risque.
  • Concerne les micro-organismes non pathogènes ou de classe 2 génétiquement modifiés portant, soit des gènes codant pour des protéines ayant un pouvoir pathogène important pour l'homme, soit des fragments importants de génomes de micro-organismes de classes 3 ou Ea3.
  • Concerne les cellules animales exprimant des virus de classe 3 ou Ea3.
  • Concerne les cellules animales abritant des vecteurs d'expression qui contiennent des gènes codant pour des protéines ayant un pouvoir pathogènes pour l'homme ou des fragments importants de génomes de micro-organismes de classe 3 ou Ea3.
  • Concerne les cellules végétales et plantes transgéniques produisant des virus de classe Ep3.

CLASSE DE CONFINEMENT 4 (L4):

  • Concerne les micro-organismes non génétiquement modifiés de classe 4 (ayant un très fort pouvoir pathogène chez l'homme et présentant une menace pour la collectivité et contre lesquels aucune prophylaxie ou traitement ne sont connus).
  • Concerne les micro-organismes génétiquement modifiés de classe 4.
  • Concerne les micro-organismes non pathogènes de classe 2 ou 3 génétiquement modifiés portant des fragments importants de génomes entiers de micro-organismes de classe 4.
  • Concerne les cellules animales exprimant des virus de classe 4.
  • Concerne les cellules animales abritant des vecteurs d'expression qui contiennent des fragments importants de génomes entiers de micro-organismes de classe 4.


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Bonnes pratiques dans un laboratoire L1

25 Mars 2009 Publié dans #hygiène et sécurité

  • Connaissance:
  • des désinfectants, des prétraitements des déchets et de leur élimination,
  • des risques, du matériel et des produits utilisés,
  • des consignes de sécurité,
  • de la conduite à tenir en cas d'accident.
  • Il est interdit de manger, boire, fumer, se maquiller dans le local.
  • Ne pas décapsuler les crayons feutres avec les dents.
  • Les plans de travail doivent être désinfectés avant et après la manipulation et après une contamination.
  • Se laver les mains avant et après la manipulation.
  • Port de bouse obligatoire.
  • Port de gant si nécessaire.
  • Dans la mesure du possible utiliser du matériel jetable, éviter l'usage d'aiguilles hypodermiques et de matériel en verre.
  • Les aiguilles et matériels coupants seront récupérés dans une boîte spéciale (ne pas recapuchonner les aiguilles).
  • Ne pas pipeter à la bouche, utiliser un système d'aspiration mécanique.
  • Eviter la création d'aérosols et de projections:

    • une suspension de micro-organismes ne doit jamais être mélangée par aspirations et refoulements successifs à travers une pipette et chassée brutalement.
    • Il est recommandé de faire s'écouler les liquides le long de la paroi intérieure du tube en dessous de la surface du liquide contenu dans le récipient.

  • Pour éviter les accidents dus aux gouttes de culture microbienne qui tombent accidentellement, il est possible de mettre sur le plan de travail un support absorbant imprégné de désinfectant qui sera après utilisation détruite par autoclavage.
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Conduite à tenir en cas d'accident avec du liquide biologique d'origine humaine

12 Février 2009 Publié dans #hygiène et sécurité


Etape 1:


En cas de piqûre ou coupure:
  • Faire saigner,
  • Laver immédiatement et abondamment à l'eau et au savon,
  • Rincer

En cas de projection oculaire:
  • Laver abondamment à l'eau (fontaine oculaire, ou lavabo), 10 minutes minimum.

Etape 2:

Désinfecter et laisser en contact 10 min  (sauf si projection oculaire) avec soit:
  • de l'eau de Javel 12° Chlorométrique diluée (depuis 48h maximum) au 1/10è
  • Une solution de dichloro-isocyanurate de sodium: 1 comprimé pour 1 litre.
  • De l'alcool à 70°.

Etape 3:

  • Prévenir l'ACMO (Agent chargé de la mise en oeuvre des règles d'hygiène et de sécurité) ou une personne du service.
  • Faire décontaminer les surfaces et éliminer tout déchet potentiellement contaminé.

Etape  4:

  • Consulter un médecin dans l'heure qui suit pour: 
    • l'évaluation du risque infectieux,
    • la mise à jour éventuelle des vaccinations,
    • la mise en route éventuelle d'un suivi sérologique.
  • Déclarer l'accident du travail dans les 24 heures.

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