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biotechnologie

cellules souches sans virus 04/03/2009

Publié dans #info science

'Une nouvelle méthode développée par deux équipes différentes permet de transformer des cellules adultes en cellules souches sans utiliser de virus.'


'Depuis quelques années les scientifiques sont capables de fabriquer des cellules souches pluripotentes à partir de cellules adultes, notamment de peau. Ils utilisent pour cela des gènes spécifiques introduits dans les chromosomes des cellules à transformer grâce à des rétrovirus. 

Les cellules ainsi obtenues sont appelées cellules pluripotentes induites (CPi). Elles ont les même caractéristiques que les cellules souches embryonnaires (CSE), c'est-à-dire qu’elles sont capables sont capables de donner naissance aux trois feuillets embryonnaires primaires à l’origine de la formation de tous les organes du corps. Des CPi cultivées, sous certaines conditions, ont même formé des neurones et des cellules musculaires cardiaques qui se sont mises à battre au bout d’une dizaine de jours. Elles possèdent donc une grande partie des qualités des cellules souches embryonnaires et cette technique présente en outre le gros avantage de ne pas nécessiter d’embryons, donc de s’affranchir de tous les problèmes éthiques que cela pose. 

Malheureusement ces CPi présentent des risques. Transplantées chez des souris, elles ont déclenché l’apparition de tumeurs. En effet, les rétrovirus employés peuvent perturber le système de régulation de la cellule voire même stimuler certains gènes déclenchant la prolifération cellulaire. De plus, les gènes utilisés pour la reprogrammation peuvent également être à l’origine d’un processus cancéreux. Ce qui fait que pour le moment tout essai de thérapie génique utilisant des cellules souches obtenues par ce biais est exclu. 

Deux équipes différentes ont peut-être résolu ce problème en découvrant une méthode pour obtenir des cellules pluripotentes induites, sans utiliser de virus, à l’aide d’une sorte de « post-it » génétique permettant d’introduire les gènes dans la cellule mais aussi de les extraire spécifiquement une fois que la transformation est enclenchée. Cette technique, développée conjointement par des chercheurs de l'hôpital du Mont Sinaï de Toronto et de l’université d’Edimbourg, fait appel à un «élément transposable» connue sous le nom de PIGGYBAC extrait de l’ADN de certains insectes tels les papillons. 

SI les résultats publiés par les deux groupes de recherche dans la revue Nature sont confirmés par la suite, cette découverte constituera une étape importante dans l’essor des thérapies géniques. La recherche d'une nouvelle source de CSE représente en effet l'un des Graal de la biologie moderne. Leur production et leur maîtrise constitueraient en effet une nouvelle option thérapeutique. Du traitement du diabète à la restauration de la moelle épinière chez les accidentés, la médecine attend beaucoup de la thérapie cellulaire.'

Source : J.I. Science-et-avenir.com du 04/09/2009

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